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Et si on parlait d’épuisement parental?

Quand on est parent, qu’on ai des enfants ayant des défis ou pas, on peut tous se sentir par moment un peu dépassés par notre rôle parental.  Mais quand on l’est régulièrement, voir tous les jours, plusieurs fois par jour même, ça use les souliers…Comme le dit si bien la chanson, « moi mes souliers, ont beaucoup voyagé ».  Ils sont si usés que j’en ai froid aux pieds. J’ai du sable entre les orteils et je suis régulièrement inconfortable.  Parfois, j’aurais envie de changer de chaussures, d’enfiler les pantoufles d’un autre et de faire une pause. J’prendrais même une nouvelle paire de chaussures… mais je ne peux pas…  J’aime mes vieilles chaussures, alors je les répare chaque fois que j’ai un trou, j’enlève le sable et je nettoie l’intérieur… car oui quelques fois, ça pu.  Et je n’en suis pas fière… mais ça arrive à tout le monde un jour ou l’autre de puer des pieds non?

Lors de ma première cellule d’entraide parentale, j’avais été surprise en entendant tous les participants raconter leur petite histoire de constater que la moitié du groupe souffrait ou avait souffert de dépression.  Un surcharge émotive, un épuisement.  On ne parle pas ici d’exceptions… on parle de la moitié du groupe (4 sur 8)… et je dois vous avouer qu’il n’est pas rare de recevoir des appels de détresse de parents sur la page facebook… l’épuisement parental, ça existe. La détresse parentale aussi.

Oui, nous sommes à bout.  À bout de ressources surtout. On manque d’outils, de temps, d’argent et d’énergie… être constamment en mode « aidant », c’est drainant… on s’oublie, on s’ignore, on se donne tellement pour notre enfant…

Mais malgré toute notre bonne volonté, parfois, ça ne fonctionne plus.  On pleure notre vie, on vide notre bouteille de vin et on dort là-dessus.  Le lendemain, on retrousse nos manches et on recommence! Mais quand on n’arrive pas à repartir la machine, quand ça ne va plus… que les larmes n’arrêtent plus et que le vin ne nous aide plus… il faut peut-être changer de souliers vous ne pensez pas?

Pour être un parent équilibré, un parent aidant, il faut être bien dans son corps, bien dans sa tête. Un parent souffrant, ne pourra pas aider son enfant… demandez de l’aide si c’est votre cas, prenez un temps d’arrêt et surtout, prenez du temps pour vous tout seul.  Derrière chaque parent, il y a un homme ou une femme et il est essentiel de lui consacrer du temps.  Il est tout à fait sain de penser à soi avant, je dirais même que c’est très important.  Toute la famille en ressortira gagnante de vous savoir bien dans votre corps et bien dans votre tête.

Comme le font nos hommes politiques avant la sortie d’un nouveau budget, achetez-vous une nouvelle paire de chaussures, tout aussi confortables et fidèles que vos chaussures usées. Elles seront peut-être déstabilisantes au début, pas trop cassées mais au final, vous serez heureux de vous être offert ce plaisir.

Ceci dit, je vais de ce pas m’acheter ces belles chaussures bleues vues dans une vitrine le mois dernier.  Elles sont pour moi, juste pour moi. 😎

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