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Pourquoi l'anxiété est souvent associée au TDAH?

L’enfant ayant un TDAH s’avère particulièrement sensible à l’anxiété et en souffre plus souvent que les autres enfants de son âge.On dit d’ailleurs à cet effet qu’un enfant vivant régulièrement de la démoralisation (on parle ici du fait qu’un enfant ayant un TDAH vit souvent des échecs), pourrait faire apparaître l’anxiété.  À force de se faire dire ou mettre en lumière qu’il éprouve des difficultés, l’enfant en vient à anticiper la difficulté et peut jusqu’à développer des pensées anxieuses ou encore perdre ses moyens. On dit aussi que parce qu’il a du mal à s’autocontrôler, l’enfant ayant un TDAH peut avoir beaucoup de difficulté à gérer ses pensées anxieuses.

Donc, un enfant ayant un TDAH aura souvent des pensées anxieuses liées à ses compétences, ses comportements et même face à certains événements à venir.  Si votre enfant a des difficultés de lecture et qu’il doit lire à voix haute en classe, il est possible qu’il développe de l’anxiété liée à la lecture en classe.  Si en plus, il a du mal à se contrôler et qu’il bouge sans cesse sur sa chaise et que ça lui fait échapper des trucs par terre, ce sera encore pire. Il anticipera probablement le moment parce qu’il ne souhaitera pas vivre des difficultés devant toute la classe et risquer en plus qu’on se moque de lui parce qu’il fait tout tomber lorsqu’il est nerveux.

Vous l’aurez sans doute remarqué dans cet exemple, parce qu’il vit des difficultés d’apprentissage, l’enfant développe de l’anxiété et parce qu’il vit de l’anxiété, il perd le contrôle.  L’anxiété pourrait aussi aggraver les problèmes d’attention et de concentration chez l’enfant ayant un TDAH.  S’il vit une situation de stress (même légère ou positive), il pourrait avoir plus de mal à se concentrer ou à se calmer. C’est malheureusement un cercle vicieux.

Comment reconnaître l’anxiété ?

L’anxiété fait partie de l’éventail des émotions.  Elle consiste en un ensemble de réactions physiques, cognitives et comportementales qu’a un individu par rapport à une menace perçue, réelle ou non. L’anxiété est considérée comme problématique lorsque sa fréquence ou son intensité entravent le fonctionnement de l’individu (Ladouceur, Marchand et Boisvert, 1999, p.2).

L’enfant qui vit de l’anxiété ne sera évidemment pas porté à exprimer son inquiétude « maman, faut que je te dise, je souffre en ce moment d’anxiété face à la lecture en classe ».  Non, il pourrait tenter d’éviter la situation, souffrir de petits malaises (maux de ventre, maux de tête, etc.) ou simplement réagir avec émotion (ex.pleurer). Il est donc important de poser des questions sur l’origine de l’émotion… pourquoi tu pleures? Qu’est-ce qu’il veut te dire ton corps tu crois?  Un enfant vivant une pensée anxieuse demande à être rassuré, excessivement rassuré!

Comment savoir si c’est un trouble?

En gros, l’anxiété passe de l’émotion à un trouble anxieux lorsque cette anxiété génère une détresse significative et excessive et qu’elle interfère avec le fonctionnement quotidien et qu’elle dure dans le temps.  Mon fils a un trouble anxieux.  Lorsqu’une pensée anxieuse l’envahit, il a du mal à s’auto-contrôler… il tourne autour de la table lorsqu’il veut discuter d’un sujet important (et ça me donne le tournis ehehehe), il devient contrôlant lorsqu’il ne sait pas comment va se dérouler une situation xyz (un rendez-vous chez le psy ou encore une sortie en famille), lors d’examens en classe, il a tendance à se dévaloriser parce qu’il a une anxiété de performance… dès qu’il vit une situation anxieuse, ça stimule automatiquement son hyperactivité et c’est le retour du cercle infernal… l’hyperactivité accroît son anxiété et l’anxiété génère de l’hyperactivité. Ce que je vous recommanderais ici, c’est d’observer votre enfant… examinez comment il réagit face à une situation et essayez de comprendre son besoin et la raison qui pourrait générer l’émotion. Observez et posez des questions!

Pour mieux comprendre ce sentiment, vous pourrez bientôt vous procurer le nouveau roman d’Emmanuel Lauzon : « Taguée » (TAG=trouble anxieux généralisé) et qui traitera évidemment du trouble anxieux.

La majorité des références de ce billet proviennent du Programme Multi-Propulsions – Volet Parents de Line Massé, Martine Verreault et Claudia Verret publié chez Chenelière Éducation.

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