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Requiem pour une pilule

Comme moi, vous avez eu un automne ou du moins une période plus difficile comme parent? Vous savez, le genre de période creuse où votre enfant semble fébrile, survolté ou que toute intervention sensée n’a plus du tout d’effet? Le système d’émulation  sur lequel vous avez mis tous vos efforts ne fonctionne plus, vous avez l’impression que vos consignes tombent dans l’oreille d’un sourd et que vous recevez à nouveau des notes du professeur ou des avis de convocation à l’école?

Quand ta journée débute à peine et que tu viens déjà de passer au travers d’une tempête, tout ce que tu arrives à faire c’est pleurer en boule sur le divan.  « Mais qu’est-ce qu’on va faire?? ». Quand tu rassembles tout ce qu’il te reste d’énergie (et de motivation) pour te mettre à la tâche et démarrer ta journée d’adulte, de professionnel et que tu reçois un appel te disant que fiston est dans le bureau de la secrétaire de l’école et qu’il faut venir le chercher (mal au ventre, anxieux, ne collabore pas et j’en passe).  Tu quittes tout, tu arrives encore en coup de vent, tu traînes ton petit paquet d’amour à la maison et tu cherches à comprendre.  Mais plus tu cherches, moins tu comprends! T’as beau tourner ta vie dans tous les sens, tu es perdu! Tu ne sais plus où donner de la tête! Tu regardes ton petit paquet, si beau, si précieux… mais si complexe aussi.  Mais qu’est-ce qu’on va faire… Il y a deux autres petits paquets d’amour qui eux aussi demandent des explications ou réagissent à ce climat familial.

Vous l’aurez compris, c’était moi ça il y a quelques semaines… Moi la fille passionnée, boule d’énergie positive qui n’arrête jamais, hyper motivée… ben j’en était là, à pleurer ma vie.  Je me suis retrouvée en épuisement… personnel et professionnel. Je ne me reconnaissais plus, je n’étais plus moi.

Qu’est que je pouvais faire?

D’abord, j’ai décidé de prendre du repos. Oui, j’ai mis ma vie professionnelle sur pause, question de reprendre mes esprits et mes forces. Pas de vacances accumulées, pas de rémunération… pas grave, la situation maintenant urgente. Pause totale. Je ne fais que ce que j’ai envie de faire et qui me rends heureuse. Plus d’obligations.

Puis, j’ai poussé très fort pour que mon fiston opposant (source principale de mon épuisement) puisse voir son pédiatre … et j’ai finalement obtenu un rendez-vous. L’anxiété et l’opposition dans le tapis, lui non plus n’arrivait plus à être heureux. J’ai demandé de changer sa médication pour l’aider à se contrôler les matins (nous aider tous!!) et à gérer son anxiété et son stress durant la journée. Puis, notre nouvel ami Intuniv est entré dans notre vie… d’abord cahoteux, incertain, même fragile, ce nouvel ami s’est finalement avéré être une véritable bouée pour toute la famille. Un ami qui coûte cher mais un ami précieux.

Fini la mélatonine pour le dodo, fini les crises le matin, fini de se dévorer les doigts et d’aller faire des mauvais coups dans la chambre de son frère… fini!!!! Même le système d’émulation pour enfant opposant s’est finalement remis à fonctionner. Aujourd’hui, la routine du matin fonctionne super bien et on arrive enfin à avoir une vie « normale » où les bouillons émotifs n’envahissent plus notre quotidien.

On dit souvent qu’une petite pilule ne suffit pas à tout guérir… C’est vrai! Mais dans plusieurs cas, ça aide en svp!

 

 

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